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1789 – 2019 : l’Histoire est en marche !

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De 1789 – 1792 à Novembre 2018 – Mai 2019 : le peuple à pris la licence pour sa liberté !

Ce mouvement des Gilets Jaunes, acte après acte, prend la forme de jacqueries populaires dans la mesure où il refuse tout pouvoir portant leur révolte, avec une similitude troublante avec les événements qui ont précédé la Révolution française.

Initié le 17 mai 2018, l’armée des Gilets Jaunes décide de sa destinée, ce qui nous évoque l’armée de citoyens décrit par Robespierre dès le printemps 1789.

À l’époque les caisses sont vides, le pouvoir est corrompu, les États généraux sont convoqués à la suite de cahiers de doléances proposés au Tiers-Etat.

Dès le mois de décembre 2018, les doléances du peuple français s’accumulent face à un pouvoir prétendu démocratique qui ne représente plus le peuple (qui s’estime floué).

Partout dans les régions on est appelé à donner les raisons des raisins de la colère.

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Aujourd’hui la dette abyssale de la France, le Grand Débat démocratique factice, les soulèvements sporadiques montrent une étonnante similitude de deux époques qui se ressemblent.

Le contexte est certes différent : en 1789, la monarchie poussiéreuse était de droit divin, et en 2019 on a une démocratie jupiterienne imbu d’elle-même et à bout de souffle.

Une jacquerie est un mouvement spontané issue du cœur du peuple dont les origines remontent au Moyen-age.
Depuis la guerre de cent ans la colère était dirigée contre l’étranger : a l’époque l’Angleterre était l’envahisseur tenant en prison les rois de France succesifs et confisquant le pouvoir de souveraineté populaire.

Aujourd’hui, la colère s’adresse vers les institutions européennes de Bruxelles, dont le président français Emmanuel Macron est l’humble serviteur. Bouc émissaire de la fronde d’un peuple qui n’a pas changé dans son envie de liberté.

De la même manière, la France d’en bas, périurbaine, s’assimile avec la paysannerie ruinée de 1789 par des impôts indues (la gabelle et la dîme). La noblesse comme le clergé ne payait pas d’impôts et ne travaillait pas. Aujourd’hui, l’exil fiscal d’une caste de privilégiés ne paient toujours pas d’impôts et ne font que s’engraisser sur la misère du peuple par les dividendes du CAC 40 et ne travaillent pas. Quand au clergé, on sait bien que le président Macron se prend pour un dieu avec ses disciples sacralisés par l’onction de Jupiter.

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De même que les jacqueries enclenchant la Révolution française, la raison de ces insurrections est commune : la révolte est né d’un raz-le-bol fiscal dont l’étincelle fût l’augmentation de la taxe carbone.

Qui paye en ce pays, le contribuable ou le riche ? Comme par hasard, seul le Tiers-Etat payait des impôts et travaillait.

Cette injustice de classe perdure encore et éclate à présent.

D’où viennent les fruits verreux de la colère ? Si les trois ordres ont disparus, les inégalités de classe sociale perdurent.

Aussitôt comme en 1789, se réveille la conscience d’un pays opprimé par le rapport d’ordre ou de classe, aujourd’hui.

La fin des classes est loin d’avoir lieu, malgré le discours tonitruant des commentateurs évoquant sans cesse la moyenisation de la société française.

La France montre aujourd’hui son vrai visage avec les Gilets Jaunes, un peuple opprimé par son gouvernement, un peuple exploité par les taxes, un peuple precarisé par les lois iniques du libéralisme économique.

N’oublions pas que même si les Gilets Jaunes en tant que manifestants ne sont qu’une infime minorité, la majorité du peuple français les soutient, malgré les violences enregistrées.

Une autre similitude flagrante, la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, comme symbole de l’arbitraire et l’incendie du Fouquet’s, comme symbole de la toute puissance d’une élite financière.

La Bastille représente l’emprisonnement sur lettre de cachet au bon vouloir du roi et le Fouquet’s représente l’argent facile au bon vouloir du pouvoir financier.

Deux mêmes symboles abattus, signe de trahison du pouvoir en place.

L’histoire réveille ses fantômes, pas encore de terreur, mais elle va venir.

L’affaire du collier de la reine sous le régime se Louis XVI est la preuve d’un régime vermoulu tout comme aujourd’hui l’affaire Benalla : deux affaires d’État témoins d’un régime en fin de règne.

Le mouvement des Gilets Jaunes s’essoufle ? N’oublions pas la phrase de Mirabeau : « Nous ne sortirons d’ici que par la force des baïonnettes »

En cet acte 19, l’armée est réquisitionné pour assurer le maintien du pouvoir en place. L’armée mobilisée par Louis XVI et celle de Jupiter ne font qu’une, la spoliation des libertés publiques et la confiscation de saines revendications pour une société plus juste.

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Allons plus loin.

Pour poursuivre l’homologie historique, il ne reste qu’aux Gilets Jaunes qu’à se structurer politiquement en vue des prochaines échéances électorales, soit les élections européennes. Assurer leur protection et renverser le pouvoir en place issu d’une élection usurpée.

Au lendemain du 14 juillet, la Garde Nationale s’organisa en tant que contre pouvoir à Paris, en vue de crédibiliser la Révolution française. L’armée du peuple révolutionnaire poursuit sa lutte afin de préserver ce mouvement jusqu’à la victoire finale de Valmy en 1792 contre les puissances étrangères défendant la Monarchie en place.

A l’époque l’Assemblée constituante se révolte contre l’autocratie (pouvoir d’un seul), comme à nôtre époque le Sénat contre la Présidence de Macron. Les enquêtes en cours du Sénat pourraient aboutir à une procédure de destitution et une traduction en Haute Cours pour les nombreux crimes du président et actes de haute trahison. Tout comme le roi avait a son époque trahi son peuple en tentant de s’enfuir en Autriche en mobilisant les forces extérieures contre son propre peuple, avant d’être arrêté à Varennes. Lui aussi était accusé de crime de haute trahison par connivence avec les autres puissances étrangères.

Emmanuel Macron empreinte la même destinée en durcissant sa posture  vis à vis de son propre peuple.

De même que l’Assemblée suspend le roi Louis XVI le 10 août 1792, jour de la prise des Tuileries, Emmanuel Macron sera menacé de suspension de l’exercice de ses fonctions présidentiel à la suite d’un conflit juridique mené par une Révolution populaire.

La Monarchie constitutionnelle, socle politique du Royaume, envisagée jusqu’à lors prend fin immédiatement, et de là naquit la première république en France.

« Est-ce une révolte » dit Louis XVI a Lafayette.
« Non Sire, c’est une Révolution ! »

Cordialement,

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