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La statocratie française

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France qui coule

La statocratie française.

L’État français est fille aînée de l’Église. En ce sens, et tel que les rois l’ont bâti, l’État reproduit l’organisation de l’Église catholique par une structure pyramidale strictement hiérarchisée.

Une armature faisant à la fois sa force et sa faiblesse.

Aujourdhui, ce n’est plus un secret, les événements de ces dernières années démontrent que la France est sous le contrôle du Nouvel Ordre Mondial Illuminati.

http://clearlook.unblog.fr/2019/03/29/le-deep-state-francais/

Preuve est faite que l’oligarchie financière aux commandes achève son oeuvre de destruction de la démocratie française.

Ce qui n’est, par contre, pas encore clair pour certains c’est que l’Etat profond français (ou statocratie ou encore méritocratie technocratique diplômée) s’enracine sur l’étatisme et la centralisation administrative.

La définition de ce Léviathan est assez limpide : le gouvernement de tout et de tous par l’État au détriment du citoyen et au seul bénéfice des fonctionnaires qui le servent.

Ses origines remontent au 19ème siècle.

Alain Martinet soutient dans Statolâtrie ou le communisme légal (1848) que la croyance partagée en l’omnipotence de l’État conduit à l’abandon des libertés et des droits aux mains d’une minorité gouvernante.

Fort d’actualité, c’est exactement le statut de la France depuis des décennies. La Macronie ne faisant qu’accentuer cette évidence, et ainsi permettre aux citoyens francais de constater cet état de fait.

L’élite statocratique issue des grands corps de l’État qu’il s’agisse des corps de la haute administration (qu’il s’agisse du Conseil d’État, de la Cour des Comptes, de l’Inspection générale des Finances, de l’Inspection générale des Affaires sociales, de l’Inspection générale de l’Administration, etc.), de hauts fonctionnaires ou encore des corps techniques, constituent un réseau aristocratique quasi-mafieux maniant bureaucrature et Raison d’État.

La bureaucrature est le swamp de la bureaucratie toute-puissante, maladie dégénérative de la pratique démocratique, véritable pathologie toxique étatique, responsable des dérives étatistes et de l’hypertrophie de l’État.

La Raison d’État est l’arme de destruction massive de l’État profond, qui lui permet de pourfendre et de violer le droit au nom d’un critère supérieur et d’instaurer des pratiques liberticides. Au nom de la Raison d’État et de sa centralisation à outrance, l’État est capable de trahir l’intérêt de ses propres citoyens.

Les statocrates vénèrent l’État auquel ils sont soumis, vivent de l’attention que leur porte l’État, et le défende avec servilité.

Ce sont des prélats de la religion du service public ou encore forment la noblesse d’État pour reprendre les termes du sociologue Pierre Bourdieu (1989).

Faisant partie de la fonction publique, promus, experts, conseillers ou médiâtres, ils sont asservis à la puissance publique dont ils tirent des subsides directement ou une existence médiatique privilégiée et dorée.

Bénéficiant de privilèges particuliers, primes, logement de fonctions, indemnités, plans de carrière assuré, ils se prostituent avec le pouvoir en place et s’enivrent de son miel.

Ils sont l’État et à ce titre ce qui menace ou compromet l’État les menace.

Leur finesse est de vendre une caricature de démocratie forgée sur une vaste utopie et obéissant au déterminisme social : un gouvernement par eux seuls dans l’intérêt prétendu du peuple. Forgée et formalisée au cœur d’une communauté héréditaire, socialement fermée pour des raisons culturelles.

Alors que les honnêtes gens se laissent guider par leurs aspirations de liberté, eux sont adoubés par leurs aspirations méritocratiques.

En réalité, jamais élus, ils n’ont rien conquis, ils se succèdent les uns aux autres et considèrent le peuple d’en-bas comme du cheptel.

Les français se croient vivre en démocratie et en liberté, mais la réalité est toute autre : ils n’ont jamais été aussi encadrés, surveillés et pressurisés. Matraqués d’impôts et de cotisations, l’administration, par le prélèvement à la source, se sert directement dans leurs comptes bancaires, ou des mains de leurs employeurs ou encore dans leurs caisses de retraite.

On pourrait citer encore d’autres gâteries technocratiques de ce type, comme le hold-up sur la formation professionnelle, celui sur les assurances chômage, l’universalisation des retraites, etc., je vous laisse le soin d’en lire quelques-unes dans l’ouvrage Qui dirige la France ? de Thierry Merle et André Touboul, de qui je tire les éléments de cet article.

L’élection d’un président libéral, quel qu’il soit, n’est que la mise en abîme planifiée de cette élite technocratique.

Soyez certain qu’avec les statocrates, la centralisation est en marche.

Cordialement,

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